Jupette
Le seul matériau acceptable pour la fabrication des jupettes d’eau vive est le néoprène. Recherchez un néoprène résistant, car la jupette est soumise à de rudes conditions, dont le frottement, l’étirement et l’exposition au soleil. Comment savez-vous si vous êtes en présence d’un néoprène résistant?
De plus, certaines jupettes possèdent un renforcement aux endroits les plus exposés au frottement, par exemple sur le périmètre de l’hiloire. Certains manufacturiers utilisent une bande de kevlar, d’autres une bande de caoutchouc.
Ces deux façons de faire remplissent très bien leur rôle.
Il y a deux grandeurs inscrites sur une jupette d’eau vive; une grandeur correspondant à votre taille et une grandeur correspondant au périmètre de l’hiloire. Pour déterminer la grandeur exacte pour votre taille, vous n’avez qu’à l’enfiler. Elle doit être assez serrée. Pour le périmètre de l’hiloire, c’est le même procédé; il faut enfiler la jupette sur le bateau. Mieux vaut apporter votre bateau afin de faire l’essai, sauf si nous avons votre modèle en magasin.
Casque
Le premier critère pour le casque est évidemment la protection qu’il offre. Si vous descendez les fougueux et imprévisibles ruisseaux de printemps, les montagnes ou sautez les chutes, un casque qui enveloppe abondamment la tête et les oreilles est tout indiqué. On voit même de plus en plus fréquemment des adeptes avec des grilles, qui ressemblent étrangement à celles des joueurs de football américain, afin de se protéger le nez et les dents. Si vous êtes amateur de slalom, vous le voudrez peut-être le plus léger et imperceptible qui soit. Entre ces deux extrêmes, il existe toute une panoplie. Vous trouverez sûrement en boutique, parmi notre vaste sélection, celui qui vous offrira toute la sécurité voulue.
De plus, n’oubliez pas les effets du soleil sur l’eau. Même si vous pouvez vous rafraîchir à profusion, volontairement ou non, le soleil, sa chaleur et ses reflets apportent un lot substantiel de fatigue. Une palette, intégrée ou à ajouter, vous protégera en partie des effets néfastes du soleil, tout comme un casque aux couleurs pâles absorbera moins de chaleur.
Ballons de pointe
Les ballons de pointe sont des sacs, des contenants que l’on rempli d’air. Ces sacs vous permettent de remplir les volumes d’espace libre de votre embarcation. Ainsi, ils empêchent ces mêmes volumes de s’emplir d’eau si vous dessalez. Recherchez les caractéristiques suivantes :
Autre détail sur le nombre :
Si vous pratiquez la descente, vous aimerez sûrement garder un peu de cet espace pour un repas, une trousse de premiers soins, une pagaie de rechange, un sac à corde, etc., ce qui ne devrait laisser de l’espace que pour un sac de pointe. Économique, pensez-vous? Peut-être, si vous êtes réellement fauché après avoir acheté l’embarcation, la pagaie, la jupette, le casque, etc. Cependant, il vaut mieux équilibrer la charge. Si tous les items à transporter sont d’un côté et le ballon de pointe de l’autre, la charge sera déséquilibrée et empêchera l’embarcation de bien se comporter lors de certaines manœuvres difficiles, où vous ne voudrez pas de difficultés supplémentaires. Deux ballons de pointes qui ne sont pas gonflés à leur pleine capacité vous permettront d’insérer ça et là les items nécessaires à votre activité. De plus, si vous allez pagayer dans un site de jeu pendant quelques heures, vous n’aurez pas besoins de tous ces items et vous aurez tout de même vos deux précieux ballons de pointes gonflés à leur pleine capacité.
Sac à corde, couteaux et sifflet
Ces items de sécurité de base sont inséparables du kayakiste. Ne vous aventurez pas à l’eau sans eux.
Le sac, muni d’une corde flottante d’une longueur minimale de 15 mètres, devrait avoir une sangle de taille avec une boucle d’ouverture/fermeture rapide. Vous devez l’avoir avec vous, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre embarcation, dès qu’il y a de l’action sur l’eau. Il existe plusieurs modèles, du plus simple au plus élaboré. Les modèles plus élaborés, conçus pour les manœuvres de sauvetage plus complexes, seront inutiles, voire dangereux, si vous n’êtes pas initié à leur manipulation et aux techniques de sauvetage spécifiques.
Dès qu’il y a présence d’une corde, il doit y avoir un couteau. Le couteau idéal est fait d’une lame d’acier inoxydable extrêmement coupante qui s’émousse difficilement, mais dont la pointe peut être émoussée pour réduire le danger de blessures accidentelles. La poignée et la lame sont fabriquées d’un seul morceau, contrairement aux modèles dont la lame se range dans le manche, automatiquement ou non. La poignée est ergonomique et permet une prise solide. Elle est donc assez large, comparée au couteau commun. Le couteau s’insère dans un étui protecteur en plastique et se fixe sur la VFI (veste de flottaison individuelle).
Le sifflet, fabriqué en plastique résistant, est aussi simple et compact que possible. Il doit pouvoir émettre un son puissant.
Les personnes initiées aux manœuvres de sauvetage avancées auront sur elles les mousquetons et les cordelettes nécessaires pour mettre en action ces techniques de sauvetage.
Éponge
Nous avons peu de choses à dire sur l’éponge, si ce n’est qu’il en faut une. C’est le seul et meilleur moyen d’enlever toute l’eau résiduelle à la suite d’une vidange du bateau, lors d’une pause dans un contre-courant ou en vous laissant bercer sur les planiols entre les rapides. Cependant, si l’eau résiduelle nécessite une écope, c’est qu’il y a un problème. Cherchez d’où vient la fuite :