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Accessoires nautiques – kayak d’eau vive

Jupette

Le seul matériau acceptable pour la fabrication des jupettes d’eau vive est le néoprène.  Recherchez un néoprène résistant, car la jupette est soumise à de rudes conditions, dont le frottement, l’étirement et l’exposition au soleil.  Comment savez-vous si vous êtes en présence d’un néoprène résistant?

  • En le mettant sous tension entre vos mains, vous constaterez la souplesse et la solidité du matériel, indépendamment de son épaisseur.  Contrairement à la croyance populaire, l’épaisseur n’est pas un gage de résistance.  Tout dépend du procédé de fabrication du néoprène.  Généralement, un néoprène épais est très isolant, mais peut être frêle.  Les propriétés isolantes, offertes par l’air emprisonné à l’intérieur des multiples cellules fermées du néoprène, sont recherchées dans les vêtements, mais non nécessaires pour une jupette.
  • La finition en surface du néoprène témoigne d’une construction  particulière et, par conséquent, d’une résistance qui lui est associée.  Un fini rugueux est généralement plus résistant à l’abrasion, mais enveloppe moins bien.  Un fini plus lisse est généralement plus fragile, mais il enveloppe mieux.  Ce dernier type de fini n’est pas souhaitable pour fermer la surface du trou d’homme, mais est avantageux pour la taille de la jupette, car celle-ci doit envelopper votre taille de la façon la plus étanche possible.

De plus, certaines jupettes possèdent un renforcement aux endroits les plus exposés au frottement, par exemple sur le périmètre de l’hiloire.  Certains manufacturiers utilisent une bande de kevlar, d’autres une bande de caoutchouc.
Ces deux façons de faire remplissent très bien leur rôle.

 

 

Taille

Il y a deux grandeurs inscrites sur une jupette d’eau vive; une grandeur correspondant à votre taille et une grandeur correspondant au périmètre de l’hiloire.  Pour déterminer la grandeur exacte pour votre taille, vous n’avez qu’à l’enfiler.  Elle doit être assez serrée.  Pour le périmètre de l’hiloire, c’est le même procédé; il faut enfiler la jupette sur le bateau.  Mieux vaut apporter votre bateau afin de faire l’essai, sauf si nous avons votre modèle en magasin. 

 

Casque

Le premier critère pour le casque est évidemment la protection qu’il offre.  Si vous descendez les fougueux et imprévisibles ruisseaux de printemps, les montagnes ou sautez les chutes, un casque qui enveloppe abondamment la tête et les oreilles est tout indiqué.  On voit même de plus en plus fréquemment des adeptes avec des grilles, qui ressemblent étrangement à celles des joueurs de football américain, afin de se protéger le nez et les dents.  Si vous êtes amateur de slalom, vous le voudrez peut-être le plus léger et imperceptible qui soit.  Entre ces deux extrêmes, il existe toute une panoplie.  Vous trouverez sûrement en boutique, parmi notre vaste sélection, celui qui vous offrira toute la sécurité voulue.

Le casque est également, comme tout autre chapeau, une marque de style qui vous identifie.  Recherchez tout de même le confort avant l’esthétique.  Certains casques, très stylés aux couleurs flamboyantes et matériaux « high tech », peuvent être chiches en matière de confort.  Lorsque vous essayez le casque, pensez d’abord qu’il vous faudra le porter pendant plusieurs heures, sûrement plusieurs jours par an.  Ne lésinez donc pas sur un ajustement et un confort sans reproche.

De plus, n’oubliez  pas les effets du soleil sur l’eau.  Même si vous pouvez vous rafraîchir à profusion, volontairement ou non, le soleil, sa chaleur et ses reflets apportent un lot substantiel de fatigue. Une palette, intégrée ou à ajouter, vous protégera en partie des effets néfastes du soleil, tout comme un casque aux couleurs pâles absorbera moins de chaleur.

 

Ballons de pointe

Les ballons de pointe sont des sacs, des contenants que l’on rempli d’air.  Ces sacs vous permettent de remplir les volumes d’espace libre de votre embarcation.  Ainsi, ils empêchent ces mêmes volumes de s’emplir d’eau si vous dessalez.  Recherchez les caractéristiques suivantes :

  • Le matériel doit être solide et ne devrait pas percer au moindre frottement, puisque l’eau à l’intérieur du bateau transporte de petits sédiments et cailloux qui se sont introduits à votre insu, en s’agrippant à vos semelles, etc.
  • Le matériel doit être facile à réparer, car, tôt ou tard, même les ballons de la meilleure qualité perceront.  Un matériel qui ne peut se réparer ou n’accepte aucun type de colle trouvée sur le marché n’est d’aucune utilité, si résistant soit-il initialement.
  • Les ballons doivent être munis d’une valve pour être plus simples à gonfler. Vous soufflez, prenez votre souffle et soufflez à nouveau, sans avoir à peser sur l’entrée d’air pour empêcher l’air insufflé de ressortir et sans avoir à vous dépêcher pour mettre le bouchon lorsque l’opération est terminée.  Prenez garde, car lorsque la température est élevée, l’air contenu à l’intérieur des ballons prend de l’expansion.  Il faut donc, par temps chaud, gonfler ses ballons à pleine capacité pour ensuite les dégonfler légèrement.  L’air prendra son expansion sans forcer les coutures du ballon.  Par la suite, vérifiez fréquemment et dégonflez au besoin.  Ces petites attentions prolongeront la vie des ballons.
  • Les ballons doivent être au nombre de deux à quatre.  Il y en a qui sont conçus pour l’avant de l’embarcation (la proue), d’autres pour l’arrière (la poupe).  Les embarcations récentes qui en prennent 4 sont plutôt rares, peut-être verra-t-on cela chez certains bateaux de slalom.  Les volumes des embarcations ont bien changé.  Si vous avez un kayak d'eau vive très récent, même si elle est destinée à la descente d’eau vive, elle n’offrira probablement un volume d’espace libre qu’à la poupe.  Ce volume permettra d’y insérer deux ballons de pointes.

Autre détail sur le nombre :

Si vous pratiquez la descente, vous aimerez sûrement garder un peu de cet espace pour un repas, une trousse de premiers soins, une pagaie de rechange, un sac à corde, etc., ce qui ne devrait laisser de l’espace que pour un sac de pointe.  Économique, pensez-vous? Peut-être, si vous êtes réellement fauché après avoir acheté l’embarcation, la pagaie, la jupette, le casque, etc. Cependant, il vaut mieux équilibrer la charge.  Si tous les items à transporter sont d’un côté et le ballon de pointe de l’autre, la charge sera déséquilibrée et empêchera l’embarcation de bien se comporter lors de certaines manœuvres difficiles, où vous ne voudrez pas de difficultés supplémentaires.  Deux ballons de pointes qui ne sont pas gonflés à leur pleine capacité vous permettront d’insérer ça et là les items nécessaires à votre activité.  De plus, si vous allez pagayer dans un site de jeu pendant quelques heures, vous n’aurez pas besoins de tous ces items et vous aurez tout de même vos deux précieux ballons de pointes gonflés à leur pleine capacité.

 

 

Sac à corde, couteaux et sifflet

Ces items de sécurité de base sont inséparables du kayakiste.  Ne vous aventurez pas à l’eau sans eux.

Le sac, muni d’une corde flottante d’une longueur minimale de 15 mètres, devrait avoir une sangle de taille avec une boucle d’ouverture/fermeture rapide. Vous devez l’avoir avec vous, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre embarcation, dès qu’il y a de l’action sur l’eau.  Il existe plusieurs modèles, du plus simple au plus élaboré.  Les modèles plus élaborés, conçus pour les manœuvres de sauvetage plus complexes, seront inutiles, voire dangereux, si vous n’êtes pas initié à leur manipulation et aux techniques de sauvetage spécifiques.

Dès qu’il y a présence d’une corde, il doit y avoir un couteau.  Le couteau idéal est fait d’une lame d’acier inoxydable extrêmement coupante qui s’émousse difficilement, mais dont la pointe peut être émoussée pour réduire le danger de blessures accidentelles.  La poignée et la lame sont fabriquées d’un seul morceau, contrairement aux modèles dont la lame se range dans le manche, automatiquement ou non.  La poignée est ergonomique et permet une prise solide.  Elle est donc assez large, comparée au couteau commun.  Le couteau s’insère dans un étui protecteur en plastique et se fixe sur la VFI (veste de flottaison individuelle).

Le sifflet, fabriqué en plastique résistant, est aussi simple et compact que possible.  Il doit pouvoir émettre un son puissant.

Les personnes initiées aux manœuvres de sauvetage avancées auront sur elles les mousquetons et les cordelettes nécessaires pour mettre en action ces techniques de sauvetage.

 

 

Éponge 

Nous avons peu de choses à dire sur l’éponge, si ce n’est qu’il en faut une.  C’est le seul et meilleur moyen d’enlever toute l’eau résiduelle à la suite d’une vidange du bateau, lors d’une pause dans un contre-courant ou en vous laissant bercer sur les planiols entre les rapides.  Cependant, si l’eau résiduelle nécessite une écope, c’est qu’il y a un problème.  Cherchez d’où vient la fuite :

  • par les trous de vis des systèmes internes de l’embarcation.  Vérifiez les anneaux d’étanchéité;
  • par la taille de la jupette, si elle n’est pas assez serrée autour de votre taille.  Sans avoir à la changer si elle s’avère trop grande, vous pouvez serrer le bas de votre anorak ou de votre maillot nautique par-dessus la jupette;
  • par l’hiloire, si la jupette n’est pas de la bonne taille ou bien installée;
  • par le bouchon de vidange, s’il n’est pas bien étanche.

 

 

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