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Réchaud

Critères de sélection

  • Disponibilité, à l’endroit où vous êtes, du combustible requis par le réchaud;
  • facilité d’utilisation;
  • habileté à chauffer à feu maximum ou minimum;
  • fiabilité, solidité;
  • facilité d’entretien et disponibilité des pièces;
  • poids.

 

Comment un réchaud fonctionne

Il existe un certain nombre de lois physiques qui interviennent dans le fonctionnement d’un réchaud.  En voici quelques unes :

  • les pressions des gaz tendent à s’équilibrer;
  • la vaporisation est le procédé par lequel un liquide devient un gaz;
  • il y a combustion lorsque le gaz se mélange à l’oxygène.

 

Les réchauds fonctionnant au kérosène, au naphte et autres carburants liquides ont un tube d’alimentation en carburant qui doit être chauffé, d’où la nécessité de préchauffer un tel réchaud.  C’est dans ce tube chaud que le combustible liquide est vaporisé.  Le processus, accompagné de la pressurisation du contenant à combustible (via une pompe), crée une pression interne supérieure à la pression ambiante, donc ce gaz cherche à sortir (c’est là qu’intervient la loi physique des pressions des gaz qui tendent à s’équilibrer).  Dans ce cas, le gaz est projeté à travers une buse minuscule (appelée « jet » en anglais).  À sa sortie, le gaz créé un vortex et se mélange à l’air pour produire la combustion. Les réchauds au pétrole liquéfié n’ont pas besoin de chaleur pour permettre au combustible de se vaporiser.  Le liquide à l’intérieur de la cartouche est déjà sous une pression supérieure à la pression atmosphérique.  Il a été pressurisé en usine.  Dès qu’on laisse le combustible s’échapper du tube d’alimentation, il prend de l’expansion et se vaporise.  Des trous le long du tube permettent un appel d’air et provoquent la combustion.

 

Types de têtes de brûleurs

Deux grands types de têtes de brûleurs existent.  Leur rôle dans le fonctionnement du réchaud est de mettre en contact l’air avec le combustible.  Ce mélange est garant de la qualité de la combustion.  Les deux types sont :

 

Plaque 
Sortant de l’orifice, le combustible vaporisé se déplace dans une structure ouverte.  Dans ce passage, il créé un appel d’air.  C’est lorsque le combustible gazeux et l’oxygène atteignent la plaque qu’une turbulence survient.  Cette turbulence permet alors le mélange du gaz et de l’oxygène, puis la combustion. Plus la pression du combustible est élevée, plus grande est la turbulence et meilleur est le mélange de l’air avec le combustible.  Par conséquent, une meilleure combustion s’ensuit qui génère une chaleur plus intense.  Ce type de réchaud est très bruyant et, généralement, ne travaille pas très bien à feu doux.  Toutefois, les manufacturiers se sont appliqués ces dernières années à améliorer ce dernier point.  Il existe sur le marché des réchauds à plaque pouvant tout aussi bien générer une chaleur très intense et chauffer à feu doux.  Renseignez-vous en magasin pour connaître ces modèles. Cependant, même ces nouveaux modèles ont l’inconvénient d’être bruyants.  Le réchaud à plaque est le type par excellence pour les grandes expéditions en montagne et les sorties par temps froid.

 

 

Alésé 
Appelé ainsi en raison des innombrables trous qui composent la tête, ce type de réchaud a d’abord un trou d’appel d’air primaire le long du tube qui se dirige vers la tête.  L’oxygène et le combustible vaporisé sont donc présents à cet instant.  La turbulence, siège de la combustion, sera créée lorsque ces deux éléments seront dispersés à travers la multitude de petits trous sur le pourtour de la tête.   Ce passage crée également un appel d’air secondaire qui permet, même à faible pression, une combustion efficace.  Ce type de réchauds est donc plus silencieux et, pour la plupart, travaille bien à feu doux.  C’est le type de réchaud qui vous donnera entière satisfaction si vous avez des besoins très variés et que vous sortez rarement pour de longues périodes par temps très froid.  Il est léger, compact, silencieux, capable de générer une bonne quantité de chaleur et de chauffer à feu doux. En plus, il ne nécessite que peu d’entretien.

 

 

Facteurs externes modifiant la performance

Vent  

  • augmente la perte de chaleur à la surface du chaudron;
  • dévie les flammes de la base du chaudron;
  • extrait la chaleur de la flamme;
  • refroidit le combustible et, par conséquent, son pouvoir de générer de la chaleur.

 

 

Froid 

  • diminue la température du combustible et, par conséquent, son pouvoir de générer de la chaleur;
  • à 0o Celsius et au niveau de la mer, le butane prend une pression équivalente à celle de l’air ambiant.  Il ne s’échappera donc pas de sa cartouche, puisque les pressions sont déjà équilibrées.  Il faudra alors réchauffer le contenant pour en augmenter la pression interne (Plus la température d’un gaz est élevé, plus il prend de l’expansion; dans un contenant, le gaz ne pouvant prendre l’expansion souhaitée, c’est la pression qui est augmentée).

 

Altitude

  • en altitude, l’air est moins dense, donc moins d’O2 est disponible pour la combustion.  Si la combustion est incomplète, des vapeurs nocives peuvent être inhalées dans un espace fermé, avec possibilité d’asphyxie (en altitude, le corps cherche lui aussi désespérément de l’O2 );
  • l’eau bout à plus basse température en altitude, ce qui peut être avantageux ou non.  Pourquoi non?  Parce que, si la recette demande de faire cuire votre repas dans l’eau bouillante pendant 20 minutes, votre repas devra cuire plus longtemps en altitude, dans une eau moins chaude, même bouillante;
  • certains réchauds au pétrole liquéfié fonctionnent exceptionnellement bien en altitude, la pression étant moins grande à l’extérieur. Par exemple, le butane ne s’évapore pas à 0oC au niveau de la mer, mais à -10oC à 3 300 m et à       -16oC à 6000 m.  Les autres combustibles de cette catégorie offrent un meilleur rendement.

 

 

Facteurs internes modifiant la performance

 

Production de chaleur insuffisante 

  • si l’entretien a été négligé, démontez, nettoyez et remplacez les pièces au besoin;
  • si la pressurisation est mauvaise, pressurisez et isolez du froid.

 

 

Flamme jaune et sale

  • si l’orifice s’est agrandi avec les nettoyages, remplacez-le;
  • si le combustible est malpropre ou trop huileux, utilisez du naphte, si possible;
  • si le réchaud est mal préchauffé, recommencez lorsque refroidi.

 

 

Réchaud s’allume, puis s’éteint

  • s’il y a une fuite dans le contenant, la pression se perd.

 

 

Le réchaud ne maintient pas, ne bâtit pas de pression

  • si l’anneau d’étanchéité de la valve est sec, huilez-le.

 

Autres facteurs à considérer 

Si vous utilisez un combustible liquide peu raffiné et de qualité douteuse, (c’est souvent le cas du kérosène trouvé dans les petits villages de pays en voie de développement) filtrez-le.  Cette petite précaution vous permettra d’espacer les séances d’entretien de votre réchaud et, finalement, de gagner du temps, voire de vous épargnez bien des soucis.

Une bonne stabilité est importante.  Un réchaud stable vous permet de préparer tous vos repas sans l’inquiétude à chaque manipulation de renverser la nourriture tant convoitée.  Quelques fois, ce n’est pas la conception du réchaud qui le désavantage au niveau de sa stabilité, mais la surface sur lequel il repose comme, par exemple, de la neige.  Il existe sur le marché divers modèles de plaques sur lesquelles vous pouvez fixer votre réchaud.  Assurez-vous que la plaque choisie s’adapte à votre réchaud.

On n’entretient jamais trop son réchaud; plus il est propre, plus il est fiable et efficace.

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