Voici quelques points à tenir compte lors de l’achat d’un soulier cycliste.
Construction :
Si votre but est la performance, recherchez la semelle la plus rigide qui soit. À ce titre, les souliers haut de gamme offrent toujours le maximum de rigidité, souvent une semelle en carbone. Toutefois, nul besoin de payer le gros prix. Un plastique de bonne qualité, très rigide, fera très bien, sans compter qu’il risque de durer plus longtemps.
Si vous êtes un randonneur, et parfois, peut-être débarquez-vous du vélo pour une randonnée pédestre, alors choisissez une semelle semi-rigide qui permettra une certaine aisance à la marche.
Les souliers de montagne se distinguent également par leurs semelles à crampons par opposition à la semelle de route qui est lisse, cela pour vous permettre d’avoir une bonne emprise au sol lorsque vous posez pied à terre. Pour cette même raison, assurez-vous que vos souliers de route ont de petites bandes caoutchoutées sous la semelle pour un minimum d’adhérence au sol, question de sécurité.
Pour la tige, quelque soit le type de soulier choisi, les matériaux synthétiques ont supplanté le cuir véritable pour d’excellentes raisons. Un soulier de vélo est souvent mouillé. Les cuirs synthétiques réagissent mieux et gardent plus longtemps leurs propriétés lorsqu’ils sont soumis aux cycles perpétuels de mouillage/séchage.
Pour attacher le soulier, plusieurs systèmes existent : laçage, Velcro, attache mécanique à cliquets ou une combinaison de ceux-ci. Ils sont tous bons. L’important est que votre pied soit maintenu fermement dans la chaussure. Toutefois, le laçage demeure le système le plus simple. Les Velcros doivent être entretenus (nettoyés régulièrement de tout ce qui s’y accroche), les bandes à cliquets remplacées lorsqu’elles sont usées si vous réussissez à en trouver.
Grandeur et confort :
Le point névralgique du choix d’une chaussure, le confort, est directement relié à la grandeur. Un soulier de vélo est assez simple en soit. Il y a peu, voire aucun coussins d’absorption à l’intérieur. Donc, pour la majorité des chaussures cyclistes, votre pied est en contact direct avec la semelle et enveloppé le plus fermement possible dans la tige. N’achetez pas à la hâte. Essayer la grandeur au-dessus et en dessous, essayez plusieurs modèles. Sous l’effet du pédalage, le bout de votre pied sera écrasé; il faut donc une chaussure assez large, une boîte d’orteil assez longue et le talon doit être maintenu fermement. Lors de l’essai, idéalement enfourchez un vélo stationnaire, sinon, mettez tout le poids de votre corps sur le bout des chaussures. Vous devez être à l’aise. Si l’espace est trop restreint, votre pied sera engourdi et, en plus de cet inconfort, au Québec, cela veut se traduit par des pieds gelés sauf peut-être en juillet et août. De plus, les problèmes d’ongle au gros orteil risquent de se montrer éventuellement le bout du nez. Si votre chaussure est trop grande, votre pédalage sera inefficace, particulièrement si vous tirez sur la pédale lorsqu’elle remonte. Alors, votre talon cherchera à sortir de la chaussure.
Ajustement des cales :
Si vous utilisez des pédales à enclenchement mécanique, il faudra faire ajuster vos cales chez votre détaillant spécialisé. À défaut de quoi, vous malmenez la santé de vos genoux à la longue. L’ajustement des cales a pour but de permettre le mouvement de pédalage qui vous est le plus naturel possible en tenant compte de votre propre biomécanique. Ce sont quelques dollars bien investis.
En Résumé :
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